Ibrahimović : "J’ai eu un tas de murs à abattre pour en arriver là" - PSG - Pariskop

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Zlatan Ibrahimović a répondu aux questions de la BBC lors d’une interview pour la célèbre radio britannique. Bien qu’il n’évoque pas le PSG lors de cet entretien, nous avons fait le choix de vous en retranscrire l’essentiel. Deux raisons nous ont décidé à vous la proposer : bien sûr, Zlatan Ibrahimović est parisien, mais en plus c’est un joueur au parcours extraordinaire. Nous vous avons traduit et retranscrit cette interview, menée par Ben Smith pour la BBC.

Zlatan Ibrahimović : vous avez certainement entendu parler de lui. C’est le footballeur qui a une mauvaise attitude et cet air arrogant et sûr de lui. C’est le grand qui ne joue jamais bien contre les équipes anglaises. C’est celui qui se bat avec ses partenaires et qui est un cauchemar pour ses entraîneurs. Ah, et aussi, de temps en temps, il trouve un moment pour être génial. « Je lis tout le temps que les gens pensent que je suis arrogant. Ils disent que je suis très sûr de moi, que j’ai mauvais caractère. J’entends ça depuis mon plus jeune âge. Mais quand ils me rencontrent, ils disent « cette image ne te correspond pas ». D’où je viens, on ne juge pas quelqu’un avant de l’avoir rencontré. Je ne le ferais jamais.« 

Donc, qui est le vrai Zlatan ?

« Je me mets toujours en retrait – j’aime rendre les autres heureux. Où que j’aie joué, j’ai gagné (neuf championnats nationaux durant les dix dernières saisons dans cinq clubs différents). Mais je ne me suis jamais senti satisfait que si mes partenaires, les supporters, tout le monde… était content. J’ai un grand cœur.« 

Est-ce vrai qu’il est dur à gérer ?

« Non. C’est une image de moi que quelqu’un a créé, et ça me suit partout, où que j’aille. Si vous parlez aux entraîneurs pour qui j’ai joué, le seul qui dirait que j’étais un problème, ce serait Guardiola. Et encore, s’il avait quelque chose à dire, ce que je ne pense pas.« 

Rosengard

« Quand nous avions besoin de quelque chose, nous allions au magasin et nous y allions pour voler. J’avais une relation particulière avec les vélos. »
« Quand nous jouions au foot à Rosengard, il fallait mettre la balle entre les jambes des gens, faire des trucs différents. Après chaque dribble, les gens faisait « oohhh », « eeeyy ». C’était à celui qui tirait le plus fort, qui dribblait le mieux, qui exécutait le plus incroyable geste technique. J’adorais ça. »

Quelles équipes regardait-il enfant ?

« Je ne regardais pas de matchs de la Suède, je n’ai jamais regardé de matchs de la Suède. J’aimais le Brésil parce qu’ils étaient différents. Ils touchaient le ballon différemment, comme sur un terrain de hockey où tu fais glisser la balle. C’était magique et ça semblait totalement différent de tout ce que j’avais vu avant.« 

Malmo FF

« J’étais difficile : à un entraînement, j’ai mis un coup de boule à l’un de mes partenaires. Si je pouvais revenir à ce moment aujourd’hui, je me dirais « ne fais jamais ça », mais j’étais un jeune homme en colère. J’ai fait beaucoup de trucs stupides, j’ai fait beaucoup d’erreurs, mais j’ai appris de mes fautes. Je fais toujours des erreurs, je continue d’apprendre de chacune d’entre elles. Personne n’est parfait. J’ai eu un tas de murs à abattre pour arriver où j’en suis. Quand je regarde en arrière et que je pense à où je viens, qui aurait pu penser que le gars de Rosengard aurait accompli ces choses ?« 

Pourquoi être comme tout le monde, quand tu peux faire quelque chose de spécial ?

« Qui aurait pensé que le gars de Rosengard serait le capitaine de l’équipe nationale suédoise ? Qui aurait pensé que le gars de Rosengard battrait le record de nombre de buts ? Je n’ai jamais été considéré comme un des gros talents, jamais.« 

L’influence des grands entraîneurs

« Fabio Capello m’a donné ma mentalité de vainqueur. José Mourinho m’a fait passer de chat à lion, il a tiré des choses de moi à l’Inter comme personne ne l’a jamais fait. Carlo Ancelotti est le plus fantastique homme, il est presque comme un père pour moi.« 

Barcelone

« J’avais un rêve : rejoindre Barcelone. Mais maintenant, je pense que peut-être il vaut mieux parfois garder ses rêves plutôt que de les réaliser, parce que ça aurait pu me détruire. Je ne sais toujours pas pourquoi Guardiola a arrêté de communiquer avec moi. Peut-être ne le saurai-je jamais. J’ai essayé de renouer le contact avec lui – mais il n’avait pas envie de me parler, il m’évitait. Je suis entré dans une pièce, il y était assis en train de boire un café. Il s’est levé, sans finir son café. J’ai pensé : « Je ne suis pas le problème, c’est lui le problème. « Mais il n’y avait pas de mots, pas de réponses, rien. Après un match à Villareal, je lui ai crié dessus, je criais qu’il n’avait rien entre les jambes, et c’était ridicule qu’il ne me réponde pas. J’ai tapé dans une boîte juste devant lui et j’ai envoyé des trucs par terre. Mon idée, c’était de m’énerver pour que comme ça, il me parlerait peut-être. Mais rien. Il a ramassé la boîte, la remise en place, et il a quitté la pièce.« 

Que se passe-t-il dans sa tête pendant un match ?

« Ça va très vite. Je vois des images de ce qu’il pourrait arriver dans deux ou trois possibilités, et j’en choisis une. C’est comme ça que je joue. Au début, la colère me contrôlait. Maintenant, je la contrôle.« 

Son quadruplé contre l’Angleterre

« J’ai marqué une fois, deux fois puis trois fois. Je pense que le quatrième est le plus beau but de ma carrière. C’est un but que tu ne peux pas marquer souvent. C’est agréable quand tu fais quelque chose comme ça et que ça réussit.« 


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