Laure Boulleau défend le football féminin - PSG - Pariskop

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La jeune latérale gauche du PSG Laure Boulleau a accordé un entretien à Sport365 dans lequel elle parle de l’évolution du football féminin.

Après les déclarations de Zlatan Ibrahimovic sur la différence de niveau et médiatique entre football masculin et féminin, la joueuse du Paris Saint-Germain expose une vision bien plus optimiste de la section féminine.

« Quand on rentre de sélection, on a des plages de récupération. Enfin, ça se rapproche d’un contexte professionnel comme on peut le voir chez les garçons. Au PSG et peut-être dans d’autres clubs aussi… Il y a une crédibilité et une égalité dans les objectifs des hommes et ceux des femmes. Et je suis ravie de cette tournure. Enormément de choses ont changé au niveau de l’environnement. Sur le plan de l’effectif, du terrain… On a un centre d’entraînement exclusivement pour les soins. On peut s’entraîner le matin et l’après-midi, les déplacements sont plus faciles, on joue sur une belle pelouse. Avant, on s’entraînait tous les soirs après une journée de travail. C’est surtout sur ce plan-là qu’il y a eu un gros changement : avoir des filles qui ne travaillent plus et qui du coup sont à la disposition du club et peuvent profiter d’une récupération adéquate à la vie de footballeuse. Il y a eu aussi l’arrivée de joueuses internationales qui ont élevé le niveau de l’entraînement. En fait, c’est un ensemble. Si le foot féminin rattrape son retard sur le foot masculin ? Oui, c’est mon impression. On évolue d’année en année. Et quand on regarde aujourd’hui, quand on compare à six-sept ans en arrière, ça n’a quand même aucun rapport. Je ne sais pas si on peut parler de « combler un retard avec les hommes », on évolue à notre vitesse. Et c’est bien que ça prenne ce tournant car c’est vraiment beaucoup d’efforts. On s’entraîne peut-être même aussi dur que les garçons, il n’y a pas vraiment de différences. Donc voir qu’on est reconnu, c’est quand même une grosse fierté. Là, je parle des clubs comme nous, Lyon ou Juvisy. Après, pour les autres clubs, il y a encore beaucoup de travail. C’est pour ça que tout n’est pas encore parfait. C’est pour ça qu’il faut que ça évolue mais ça prend du temps. Il y a encore des clubs de D1 féminine dont les filles ne sont pas professionnelles. Elles travaillent toute la journée, s’entraînent le soir, jouent tous les week-ends. Mais j’espère que dans un avenir assez proche, on arrivera à un championnat entièrement professionnel. »

Crédits photo : DR


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