Garétier fait le bilan du PSG en 2013 - PSG - Pariskop

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2013 a été une belle année pour le PSG. Tout d’abord parce qu’il a été sacré champion de France, mais aussi parce qu’il a enfin affiché un niveau de jeu qui se rapproche de plus en plus des ambitions des qataris avec notamment un retour en Ligue des Champions très remarqué. Sur son blog, Geoffrey Garétier a fait le bilan du PSG sur cette année 2013.

Le Paris Saint-Germain est champion d’automne. Cela commence à devenir un classique. Champion d’automne pour la troisième année consécutive. Comme chaque automne en réalité, depuis le rachat du club parisien par le fonds d’investissement QSI, au printemps 2011. Comme à l’automne 2011, avec Antoine Kombouaré. Comme à l’automne 2012, avec Carlo Ancelotti. Et puis l’automne, saison des titres qui n’en sont pas, vient de faire place à l’hiver. La saison des bilans. Concentrons-nous sur le bilan du PSG, en 2013. 

En 2013, le PSG n’a pas fait oublier le grand Lyon.

Je vais l’évacuer rapidement, histoire de ne pas rester sur une note trop nuancée. Pour n’avoir pas su battre Lille hier soir au Parc des Princes (2-2), en baisser de rideau sur l’année 2013, Zlatan Ibrahimovic et les siens se sont privés d’un record symbolique mais qui aurait dit leur inédite domination sur le football français en même temps que leur nouveau statut: celui du nombre de points marqués en Ligue 1 sur une année civile. 

Avec 90 points inscrits sur l’année 2006, le record appartient toujours à l’Olympique lyonnais de Gérard Houllier (28-6-4). Pour n’avoir pas su battre Lille hier, pour s’être incliné à Annecy contre l’Evian Thonon-Gaillard (0-2), le 4 décembre, le PSG de Laurent Blanc échoue à un point, à 89 donc (27-8-3). Juste devant le Bordeaux du même Laurent Blanc, lequel avait conclu l’année 2009 avec 88 pts (28-4-6).    

En 2013, le PSG n’a perdu qu’un match de plus que le Bayern.
C’est le chiffre qui dit le mieux la nouvelle dimension parisienne. Le PSG a joué cinquante-quatre matches cette année. Bilan: trente-sept victoires, treize nuls (dont l’élimination aux tirs-aux-buts en Coupe de France contre l’ETG) et seulement quatre défaites (7,4%). C’est mieux que le Lyon 2006 (six défaites), beaucoup mieux que le Bordeaux 2009 (neuf).

Établir une comparaison pertinente nécessite de se tourner vers l’étranger. L’Italie? La Juventus a perdu huit de ses cinquante deux-matches joués en 2013 (15,4%). L’Espagne? Le FC Barcelone compte huit défaites également, pour cinquante-neuf matches disputés (13,6%). L’Allemagne? Le Bayern vient de boucler une année stratosphérique qui l’a vu remporter 88% de ses cinquante-six matches, pour seulement trois défaites (5,4%)! L’année 2013 des Bavarois est donc la valeur étalon, la référence ultime pour Paris.

En 2013, Ancelotti a instauré une dynamique poursuivie sous Blanc.
Continuons la démonstration dans le registre européen. 2013 au Bayern? Commencée sous Jupp Heynckes (vainqueur de la Coupe d’Allemagne, champion d’Allemagne et d’Europe) et poursuivie avec le même bonheur sous Pep Guardiola (vainqueur de la Supercoupe d’Europe et du Mondial des Clubs). Invincibilité en Bundesliga de l’un comme de l’autre. 2013 au Barça? L’arrivée de Gerardo Martino sur le banc (88,2% de victoires en Liga) n’a en rien entaché les statistiques catalanes établies sous Tito Vilanova (75%).

Répétons-le encore et encore: dans les grands clubs, un entraineur ne fait que poursuivre le travail de son prédécesseur. Il est le metteur en scène d’une compagnie d’artistes dont le casting, la production, le budget, la préparation sont prévus en amont, par d’autres que lui. C’est en 2013, après un an de tâtonnement, que Carlo Ancelotti a trouvé la formule de son PSG. Edinson Cavani (qui a beaucoup manqué au PSG hier) était encore à Naples et Thiago Motta, aux abonnés absents (quatre matches joués en L1 sur la phase retour!). Résultat: 45 points marqués sur ses 19 derniers matches de L1, contre… 44 points à Laurent Blanc, sur ses 19 premiers. 

Et pour l’année du siècle, on patientera (au moins) jusqu’en 2014!  
     

A l’ex-Président, désormais, de savoir garder le rythme. Pour permettre au triple champion de France, désormais doté d’un budget en rapport avec ses ambitions, d’aller plus haut, de rêver plus grand. Une place en demi-finale de la Ligue des Champions, au moins l’une des deux coupes nationales. Un quatrième titre de champion de France, évidemment, record de points à la clé. Soit 87 points au minimum, si l’on estime que les 60 points de Reims en 1959-60 et Nantes en 1965-66, du temps de la victoire à deux points, auraient valu 86. 

Tout autre bilan que celui-ci serait insuffisant. Que Paris ne soit pas champion serait un échec si colossal qu’aujourd’hui encore, l’hypothèse semble inconcevable. Pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, l’année prochaine sera longue et passionnante. Peut-être même historique. Rendez-vous à Brest, en Coupe de France, le 5 janvier, pour l’épisode 1. 


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