Garétier : "Les informations qui filtrent du vestiaire parisien sont troublantes" - PSG - Pariskop

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Geoffrey Garétier a évoqué sur son blog la victoire du PSG face à Toulouse ce samedi. Le consultant des Spécialistes de Canal+ a également parlé d’informations qui auraient filtré du vestiaire parisien et qui mettraient en avant la gestion très particulière du vestiaire parisien. Des propos à prendre avec des pincettes.

Paris a battu Toulouse en Ligue 1 (2-0), samedi soir au Parc. Rien de très surprenant: le TFC est la victime préférée du PSG. Cette victoire est la neuvième de suite, la huitième en championnat. Nasser El Khelaïfi et Olivier Sadran entretiennent d’excellentes relations: le premier prête des joueurs au second (Adrien Rabiot la saison dernière, Clément Chantôme cette saison) qui le laisse gagner en retour. Je plaisante, là.

Je plaisante car Toulouse ou pas, depuis sa défaite à Nice (1-2), le 1er décembre dernier, le PSG affiche un rythme rare pour un club français: 2,38 pts par match. C’est la promesse d’un record de points en L1 en fin de saison. C’est déjà mieux que le Lyon de l’année civile 2006 (2,37), que le Bordeaux millésime 2009 (2,32), celui de Laurent Blanc. La statistique est-elle dès lors à mettre au crédit de l’ancien Président, désormais sur le banc du triple champion de France? 

Un fait relaté (et non pas filmé comme écrit par erreur dans un premier temps) au fil du commentaire en direct autorise une lecture différente. On joue depuis soixante-quinze minutes environ. Matuidi s’apprête à entrer en jeu. Remplacé cinq minutes plus tôt par Edinson Cavani, Zlatan Ibrahimovic est assis sur le banc. Le meilleur buteur de L1 2012-13, qui n’a pas cadré un seul tir du match, s’adresse à Claude Makélélé, l’adjoint de Laurent Blanc. « Pourquoi vous voulez changer? L’équipe est très bien comme ça. »

Ibra ne sera pas entendu. Matuidi remplacera finalement le Brésilien Lucas. Mais que le joueur emblématique du club, capitaine en l’absence de Thiago Silva, se permette, même sur un ton badin, d’empiéter sur les platebandes du staff technique est symptomatique d’une situation de pouvoir pour le moins inhabituelle.

En d’autres lieux, d’autres clubs, l’affaire n’en resterait pas là. Imaginons la réaction d’un Wenger, d’un Mourinho, d’un Klopp, d’un Guardiola, face à pareille ingérence dans leur champ de compétence. D’un Ranieri, d’un Baup pour se limiter à la Ligue 1. Le dépassement de fonction n’en resterait pas sans suite.

Rien de tel avec Zlatan. Les informations qui filtrent du vestiaire parisien sont troublantes à ce sujet: au PSG, les seuls joueurs placés sous l’autorité de leur entraineur seraient les Français, surtout les Français qui ne jouent pas: Christophe Jallet, Nicolas Douchez, Hervin Ongenda.

Les autres, les stars évidemment, évolueraient dans un étrange égosystème, que nous nommerons par commodité « autogestion ». Cet égosystème définirait qui joue, à quel poste, qui prend place sur le banc, qui s’exile en tribunes. Et dans l’égosystème, le Président serait Zlatan.

Soyons clair: que les faits soient réels ou supposés, la question du poids de « Zlatan » dans le vestiaire parisien n’est pas nouvelle. Elle se posait déjà sous le mandat de Carlo Ancelotti. Au point que le manager italien s’était fendu d’une mise au point aussi ferme que débonnaire au soir d’un important PSG – Lyon (1-0), le 16 décembre dernier. Je cite: « Zlatan fait beaucoup mais il n’est pas encore l’entraineur. Je ne sais pas s’il va être l’entraineur dans le futur car il sait très bien que le travail de l’entraineur est difficile. »

Ancelotti est parti au Real. Emportant son palmarès, son influence, sa placide autorité. Comment réagirait Zlatan en cas de crise de novembre? Son soutien à l’actuel entraineur serait-il total? Quid de la frange italienne du vestiaire? Des joueurs sous contrat avec l’agent Mino Raïola, l’ennemi de Jean-Pierre Bernès, lui-même agent de Laurent Blanc?

A la place de ce dernier, je prierais pour que mon équipe tienne le rythme. Pour que perdure la moyenne de 2,38 pts par match citée plus haut. Ce serait l’assurance d’une saison à plus de 90 points, et d’un titre à la clé. A la manière de l’Inter 2006-07 (97 pts). Du Barça 2009-10 (99). Leur point commun? Zlatan.


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