Roger-Petit : "Deux PSG cohabitent en un" - PSG - Pariskop

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Bruno Roger-Petit a commenté sur son blog, la performance du PSG à Nantes. Le journaliste qui analyse les performances des clubs de Ligue 1, a également soulevé un problème du côté du PSG. Avec de grands joueurs comme Ibra, Cavani ou Thiago Silva, le niveau moyen de certains joueurs ressort largement.

De la victoire à Nantes du PSG (1-2) on retiendra la confirmation des points forts et des points faibles, et l’immense décalage qui se creuse entre les uns et les autres. A y regarder de plus près en effet, un gouffre mental et technique, moral et tactique sépare aujourd’hui un Pastore d’un Cavani, un Thiago Silva d’un van der Wiel, un Lavezzi d’un Lucas, un Verratti d’un Jallet. 

Tout semble indiquer que deux PSG cohabitent en un. Et plus le PSG débauche des grands joueurs, plus le PSG affiche des Ibrahimovic, des Cavani des Sirigu, des Thiago Silva, tous des joueurs d’abnégation, de détermination, des joueurs de combat, moins on est enclin à supporter les errements des autres. 

La nonchalance de Pastore passait quand il était la seule star du club, elle insupporte aujourd’hui. Le milieu argentin ne peut plus être ce génie intermittent, inspiré un match sur cinq, quand d’autres, Cavani, Ibrahimovic, Sirigu montrent que vainqueur on peut l’être à chaque fois. De même, la timidité de van der Wiel ne s’accommode plus de la comparaison avec la rage de vaincre de Verratti. L’errance de Lucas, sa lenteur, sa fragilité tactique mettent en relief la vivacité de Lavezzi, son engagement, ses débordements vifs et fulgurants… Sans parler de Jallet, qui va porter comme une croix son match contre Ajaccio, révélateur de toutes ses difficultés… Oui, le PSG semble être devenue une formation à deux vitesses, tirée vers le haut par des joueurs d’exception, comme la Ligue 1 n’en avait pas vu depuis 1998, et qui ne peut plus accepter que des « trainards » entravent sa marche en avant, quelle qu’en soit la raison, et quand bien même cela peut apparaitre injuste et cruel.  

Les commentateurs ont beaucoup glosé, un temps, aidés en cela par les fautes de communication de Laurent Blanc, sur la capacité d’entente entre Ibrahimovic et Cavani. Cette question est réglée. Contre Ajaccio, contre Nantes, les deux ont montré ce qu’il en était. En vérité, l’auteur de ces lignes estime que la question ne se posait même pas. En revanche, la vraie question qui parait émerger, après ce début de saison moderato du PSG, est la suivante : est-ce que certains joueurs du PSG, les plus fragiles psychologiquement, mentalement et/ou moralement, ceux qui ne sont pas encore tactiquement et techniquement au point, ceux qui ne sont pas nécessairement au plus haut niveau général imposé par des Ibra, Cavani, Sirigu ou Thiago Silva, ces joueurs là pourront tenir le tempo imposé par les leaders ? 

Poser la question, c’est déjà y répondre. Ce n’est pas pour rien, sans doute, par exemple, que le PSG est à la recherche d’un arrière latéral droit. Et quand on lit, sous les plumes les plus avisées que l’hypothèse Cristiano Ronaldo au PSG n’est pas encore à ranger au rayon des rêves qui resteront des rêves, on ne peut que conclure que le PSG ne peut plus s’embarrasser de joueurs simplement bons ou corrects. Il y a dans cette évidence une forme de logique incontournable. 

Être aujourd’hui joueur au PSG, c’est illustrer le bien-fondé de la théorie de l’évolution de Darwin : ce qui ne s’adapte pas est condamné à disparaitre. 


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