Roger-Petit : "Le destin de PSG-Monaco s'est joué en une seconde" - PSG - Pariskop

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Bruno Roger-Petit est revenu sur le match nul entre le PSG et l’AS Monaco ce dimanche soir (1-1). Le journaliste constate à quel point l’absence de Thiago Silva a pesé sur l’équipe parisienne. Il évoque également l’absence de Sakho parti à Liverpool cet été.

Le destin de PSG-Monaco (1-1) s’est joué en une seconde, ce fugace instant où Thiago Silva, tout en autorité et puissance s’est élevé pour renvoyer un ballon de la tête, est retombé, et a grimacé de douleur. Le claquage est toujours traitre, c’est là son pire trait. Sans un mot, sans une plainte, masquant son dépit derrière une mise orgueilleuse, Thiago Silva est ainsi sorti sous les applaudissements mérités du stade, alors que le PSG menait encore 1-0. Le sort du match pouvait alors basculer. 

Jusque là, le défenseur du PSG avait étalé l’étendue de son talent. Dominant de la tête et des jambes l’attaque de Monaco, muselant Thiago par la grâce d’un impeccable placement, éteignant Moutinho, Ocampos et Carrasco de par sa seule présence, Thiago Silva, plus qu’Ibrahimovic, pourtant auteur d’un but rapide, plus que Lavezzi et Cavani, Thiago Silva régnait sur ce match de manière éclatante, chacune de ses interventions étant saluées par le public du Parc des Princes, impressionné et respectueux devant tant de maitrise de soi et des autres, coéquipiers et adversaires confondus. 

Des tribunes, on vit entrer Camara, propulsé dans cette rencontre de Ligue des champions contre toute attente. On vit que le remplaçant de Thiago Silva, dès ses premières foulées sur la pelouse, montrait qu’il ne s’attendait pas à jouer un tel match. On vit le combat changer d’âme. On vit les joueurs du PSG soudain pris comme par une sorte d’inquiétude, qui tranchait avec la sérénité du début. On vit la défense hésitante, balbutiante et peu rassurante. On vit le Parc à son tour saisi par l’inquiétude des joueurs, comme contaminé. On vit le public se montrer moins bruyant, comme refroidi aussi par la sortie du majestueux défenseur brésilien. On vit les joueurs de Monaco, belle équipe, sentir que la sortie de Thiago Silva avait ébranlé la confiance du PSG. On vit Thiago inscrire un but incroyable de rouerie cinq minutes après. On ne s’en étonna pas. 

Un seul Thiago Silva vous manque et tout est dépeuplé. Et le capitaine courageux sera absent six semaines. C’est bien long. 

S’il y a une leçon à retenir du match nul qui a renvoyé dos-à-dos le PSG et Monaco, c’est bien celle-ci : la pièce maitresse du club parisien, c’est son capitaine et défenseur central, Thiago Silva. Leçon subsidiaire : sans lui, sans Mamadou Sakho parti à Liverpool, le PSG est nu… Alex et Thiago Silva absents, les PSG se retrouve avec le jeune Marquinhos et Camara pour garder préserver la maison Sirigu. Est-ce vraiment suffisant ? Ne s’est-on pas empressé un peu vite, au PSG, d’expédier Sakho à Liverpool ? C’est inquiétant pour l’avenir, au cas où il arriverait quelque chose à Thiago Silva à la veille des grandes joutes européennes. Or, c’est si long une saison, particulièrement en cette année 2013/14 qui se terminera le 13 juillet prochain par une finale de Coupe du monde. 

A lui seul le capitaine du PSG incarne cette maxime du football américain qui vaut finalement pour tous les sports collectifs :  » l’attaque gagne les matchs, la défense gagne les championnats ». 


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