Roger-Petit : "Un malaise Ibrahimovic ?" - PSG - Pariskop

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Comme beaucoup de consultant sportif, Bruno Roger-Petit est revenu sur la performance du PSG contre l’Olympiakos. Mais au delà du contenu du match, le journaliste a souhaité soulever la question d’un possible malaise d’Ibrahimovic, qui s’est illustré avec le penalty manqué. Voici les explications qu’il a donné sur son blog.

De la performance du PSG sur le terrain de l’Olympiakos, tout est dit. Oui, ce fut un match en deux actes, mais tout bien considéré à l’image de tous les combats livrés par le club depuis le début de la saison. Oui, les vingt premières minutes furent pénibles, mais comme il peut arriver en Ligue des champions. Oui, le PSG a inscrit trois buts sur corner, mais on a trop souvent daubé sur l’inefficacité des clubs français en la matière pour ne pas se réjouir. Non, le vrai questionnement est ailleurs, et il s’incarne en Zlatan Ibrahimovic

A dix minutes de la fin, l’attaquant suédois a obtenu un penalty qu’il a voulu transformer lui-même et qu’il a raté de manière fort surprenante. Cette séquence, noyée par le scénario du match, favorable au PSG, mérite que l’on s’y arrête un moment, car elle est de nature à nourrir le côté obscur de la légende Ibrahimovic, fabuleux joueur de football, mais incapable de se montrrr digne de lui-même dans les grands rendez-vous européens, ce que confirme un palmarès riche de titres nationaux, mais vierge de toute Coupe d’Europe (les Supercoupes, désolé, ça ne compte pas…). 

Il existe une règle aussi vieille que le football. Celui qui a provoqué le penalty ne doit pas le tirer. Or, hier, au Pirée, à peine remis sur pied après la faute commise sur sa personne, Ibra s’est empressé de tirer le coup de pied de réparation qui lui était accordé. Cavani avait marqué, Thiago Motta avait marqué (sur corner, deux fois, tel Zidane 1998) et l’on a bien senti que pour le suédois, faire trembler les filets grecs devenait un impératif, une question d’honneur en somme. De son point de vue, à l’évidence, il était inconcevable que le PSG affiche quatre buts au tableau de marque sans que son buteur vedette depuis un an n’ajoute son nom à celui de ses coéquipiers. On connait la suite, Ibra a échoué, et le quatrième but a été œuvre du jeune Marquinhos, heureuse séance de rattrapage après une première période difficile (Oh ! le petit pont de Weiss dans la surface…).

C’est là que l’on s’interroge. Durant cet épisode, Ibrahimovic a placé son orgueil de buteur au-dessus des intérêts de l’équipe. D’une certaine façon, en se posant et s’imposant en tireur de ce penalty, il n’avait pas le droit moral à l’erreur. En vérité, il n’a pas fait preuve de lucidité. Il est patent qu’il aurait dû céder sa place à un autre tireur. Pour tout dire, avant même de le voir tirer, on pouvait discerner chez lui des signes d’agacement et d’énervement qui trahissaient un certain tumulte mental susceptible de provoquer l’inattendu, à savoir le ratage. Et c’est ce qui est advenu. 

Cette erreur d’appréciation personnelle nous ramène à l’éternel questionnement relatif à Ibrahimovic. Pourquoi ce joueur n’a-t-il jamais remporté de Coupe d’Europe ? Pourquoi ce footballeur de talent n’a-t-il jamais livré en Ligue des champions une performance de légende, façon Eto’o face à Barcelone ou Drogba face au Bayern de Munich ? Jusqu’à quel point ce « problème » travaille-t-il l’inconscient du joueur au point qu’il l’amènerait à déjouer dans les rendez-vous européens ? Car hier soir, « Ibra » n’a pas seulement raté un penalty, il a aussi manqué de hargne et de volonté sur un centre idéal de Lavezzi qu’il n’aurait jamais manqué de métamorphoser en but dans une rencontre de Ligue 1. 

Laurent Blanc (et les responsables du PSG) seraient bien inspirés de se pencher sur ce problème psychologique épineux, sur cette malédiction qui empêche Ibrahimovic de se montrer performant et lucide en Ligue des champions autant qu’il l’est dans l’ordinaire du championnat de Ligue 1. Certes, Cavani est là, qui lui ne parait pas encombré de ces pesanteurs psychologiques perceptibles, et qui peut compenser, comme hier, les errements de son camarade buteur. Mais ce serait mieux pour le PSG, que de pouvoir compter sur un Ibrahimovic troquant sa panoplie de maudit européen pour endosser la tunique du justicier, vainqueur qui l’est à chaque fois. 


  • Lolo 95

    Quel malaise? Ibra se montre beaucoup plus collectif cette année et donne des caviars à chaque match ou presque!
    Après,dire qu’un joueur ne doit pas tirer de pénalty après que la faute ait été commise sur sa personne,c’est un peu « idiot »,parce que dans la majorité des cas,c’est souvent le joueur sur qui a été commise la faute qui se fait justice…Il l’a trouvée où,cette stat’ le père Roger-Petit???
    Perso,je préfère l’Ibra de cette année que celui de la saison passée…on le voit même moins râler après ses partenaires…enfin,on voit qu’il se retient parfois,lol!

    • LoLo LeThaï

      Non mais te casse pas. Jusqu’à la fin ils iront inventer des choses pour tenter d’exister. Quand on sait à quel point c’est difficile de gagner une CL et qu’il faut une part de chance (tirages au sort, arbitrage, poteaux…) faire se rapprochement est tout juste ridicule. On à la chance d’avoir un Ibra dans notre championnat qui est enfin sorti de son ennui mortel et c’est pour lire se genre de conneries. On croit rêver. Enfin, pour en revenir au penalty. C’est comme cela et ce n’est pas autrement. Ibra tire les coups de pied arrêtés que ça plaise ou non. Si ce Roger Petit veut se choquer de cela, il fallait le faire l’an dernier lorsque Ibra veut tirer (et marque) le coup franc contre Brest alors que le score est acquis et qu’il aurait pu/du le laisser à Beckham. Mais c’est Ibra, il est comme ça et c’est ce qui fait que c’est un gagneur.

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