Roger-Petit : "Le PSG est contradictions" - PSG - Pariskop

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Sur son blog sur lefigaro.fr, Bruno Roger-Petit est revenu sur les dernières performances du Paris-Saint-Germain, notamment ce week-end en Ligue 1 contre Toulouse (3-1) mais également contre Chelsea, en huitième de finale aller de la Ligue des Champions (1-1). Pour le journaliste, le constat est simple. Bien que pétri de talents, le PSG est trop irrégulier. Ou plutôt, les individualités qui composent le PSG sont trop irrégulières. Et pour appuyer son postulat, Bruno Roger-Petit a ciblé principalement trois joueurs, qui selon lui incarne actuellement les contradictions parisiennes : Adrien Rabiot, Javier Pastore et Thiago Silva.

« Le PSG est contradictions. Du match tranquille contre Toulouse (étonnante équipe, qui continue de défendre menée 3-1) on retiendra, une fois de plus, que cette équipe, en cette saison étrange, s’ingénie à ne pas démentir le mythe de Janus. Pas un joueur du PSG n’échappe à cet étrange syndrome. Un jour blanc, un jour noir. Un jour avec, un jour sans. Un jour brillant, un jour terne. Prenez Adrien Rabiot. Hier, enfin, il fut l’enfant prodige que le PSG en mal de joueurs français attend depuis des mois. Deux buts. Une sortie sous les acclamations. Deux coups de Rabiot ont fait du bien du PSG. Et de faire oublier le petit chantage au départ des premiers mois de la saison. Et de dissiper le malaise né de prestations inégales et inconstantes. Il était temps. On a aimé cette aisance élégante, cheveux au vent, esprit de conquête en bandoulière. Pourvu que ça dure ».

Puis BRP enchaîne son billet sur Javier Pastore, qui a joué avec parcimonie samedi après-midi face à Toulouse. Mais dont les deux éclats ont permis au PSG de s’imposer : « Hier, encore, il fut tel qu’on l’aime et le déteste. Insupportable en première période. Perdant ballon sur ballon. Systématiquement à côté de la place. Dans les tribunes du Parc des Princes, ceux qui ne l’aiment pas jubilaient déjà. « Le PSG joue à dix ! », « Ce type est une escroquerie ». Et soudain, le coup de génie. Un mouvement sur l’aile droite, un débordement, et un don pour Rabiot. Les détracteurs de Pastore de persévérer : « Je ne change pas d’un iota mon analyse ! » Et ses admirateurs de plastronner : « Oui, mais quel génie ! » Pastore, fidèle à lui-même, comme ses admirateurs et ses détracteurs. Sauf qu’après Toulouse, on se demande si le coup de génie suffit à masquer la défaillance ».

Enfin, Bruno Roger-Petit a également analysé les dernières sorties du capitaine parisien, Thiago Silva. Et comme tous les observateurs, ce dernier n’est pas passé à côté de l’état de grâce retrouvé d’ « Ô Monstro », que ce soit en championnat ou bien Ligue des Champions : « Lente fut la reconstruction mentale du grand perdant de la Coupe du Monde 2014. Il semblerait que l’on touche au but. Face au Téfécé, le capitaine parisien a paru renouer avec ses grandes heures des années 2012 et 2013. Un but. Des coups de tête héroïques. Et comme Rabiot, des acclamations personnalisées descendant des tribunes du Parc des Princes. La renaissance est là, qui s’affiche et s’affirme. Il était temps ». 

Pour Roger-Petit, le problème des talentueux joueurs parisiens semblent donc être l’irrégularité, capables de coups de génies à n’importe quel moment, dans n’importe quel match. Mais également coupable des pires errements défensifs, pertes de balles ou imprécisions techniques. Une analyse également applicable à d’autres joueurs de l’effectif que les trois derniers cités : « Et ce que l’on dit ici de Pastore, Rabiot ou Thiago Silva pourrait être dit de bien d’autres joueurs du PSG. A commencer par Ibrahimovic, qui alterne coups d’éclats et coups de mou. Ou Sirigu, coupable de jeu au pied hasardeux ces derniers temps. Ou Van der Wiel, appliqué et indolent à la fois ». 

Un PSG « entre ombre et lumière », dit-il. Et là où le bas blesse, c’est que si cela peut être suffisant pour affronter des équipes de milieu de tableau en Ligue 1, on ne peut pas en dire autant en Ligue des Champions. Et plus le niveau s’élèvera, plus il sera dur de continuer à triompher avec ces contradictions. Notamment face à Chelsea : « le PSG peut vaincre Toulouse. Il peut aussi faire match nul contre Caen, victime de ses errements divers. De même qu’il peut aussi sauver le nul (et les apparences) contre Chelsea… Mais cela ne suffit pas pour qui vise le sommet… Contre Toulouse encore, on a vu de ces errements qui se pardonnent face à une équipe de Ligue qui fréquente la seconde partie du tableau de la Ligue 1, mais qui vous crucifient quand on affronte le leader de la Premier League. D’ici au match retour contre Chelsea, on aimerait constater que l’ensemble du PSG soient au diapason de leur talent. Que cessent ces contradictions. Que les joueurs retrouvent l’harmonie entre corps et psyché (…) Que le PSG soit la tête et les jambes. Parce que l’on peut triompher de Toulouse et de Casanova, en dépit de ses contradictions, mais pas de Chelsea et de Mourinho ».

Le match nul de mardi dernier contre Chelsea (1-1) a donné une partie de la réponse aux questions de Bruno Roger-Petit. Avec un PSG qui retrouve petit à petit son niveau qui était le sien l’an dernier, aussi bien collectivement qu’individuellement, et des stars qui semblent enfin donner la plénitude de leur talent, nul doute que le match retour à Stamford Bridge apportera une réponse définitive aux propos de Roger-Petit. Espérons que celle-ci soit la meilleure possible.


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