BRP : "Ce n'est pas un exploit ou un match de légende..." - PSG - Pariskop

Home Actualité L'avis des consultants BRP : « Ce n’est pas un exploit ou un match de légende… »


Comme a son habitude, Bruno Roger-Petit a commenté la performance du PSG en Ligue des Champions. Le consultant est revenu sur son blog sur la victoire face au Barça (3-2), lui qui est l’auteur d’un article publié dimanche dernier et dont le titre était : « Inquiétude avant PSG-Barcelone : le moment de Verratti est-il venu ? »

« Le PSG a joué comme il faut jouer contre Barcelone. A la Chelsea 2009. A l’Inter Milan 2010. Mais il n’y a pas lieu à s’enflammer plus que de raison. Le PSG a accompli une tache à la hauteur de ses ambitions. Battre ce Barcelone de transition (3-2) marqué par le déclin de ses stars du début de siècle, n’est pas un exploit, c’est une performance de qualité. Ce n’est pas un match de légende, c’est un grand match. 

Surtout, le PSG a affiché ce qui est la marque des grandes équipes en Ligue des Champions : un milieu de terrain de conquérants. Verratti, Matuidi, Thiago Motta ont été les moteurs du succès parisien. Et pas seulement au milieu. Devant aussi. Et derrière encore. A la fois défenseurs, contrôleurs, régulateurs et relanceurs, les membres du trio ont été à la hauteur du rendez-vous.

Pour avoir dit, ici, qu’il nous paraissait que l’heure de Verratti était venue, nous nous sommes réjouis de constater que notre intuition ne nous avait pas trompé. Ce but, à la Gerd Müller, en est la preuve. Et inscrit de la tête. Du haut de son mètre soixante-cinq. Premier but parisien, lui qui avait si souvent raté sa chance. Enfin. »

Le consultant a également évoqué le retour aux affaires de Blaire Matuidi qui a livré une grosse prestation : « Et Matuidi. De nouveau au four et au moulin. De nouveau omniprésent. De nouveau matuidesque. Et ses courses incessantes. Et ses ballons chipés dans les pieds des joueurs du Barça. Et ses remontées de terrain à la Usain Bolt. Et ce but, qui offre une victoire que bien des commentateurs n’imaginaient pas. Avant.

Et Thiago Motta. Droit tel Socratès qui jamais ne baissait les yeux. Droit dans ses bottes face à Messi, Iniesta et les autres. Droit de garde du but de Sirigu. Droit au bus pour les Neymar et Rakitic. Thiago Motta, incroyable et indéboulonnable régulateur du jeu parisien.

C’est un milieu de terrain digne des Trois mousquetaires. Un milieu de terrain auquel il convient d’adjoindre Cabaye, impeccable d’Artagnan. Un milieu de terrain de Grand d’Europe, qui est doté de la plus grande des qualité, l’adaptation aux forces de l’adversaire. Un milieu de terrain de stratèges, qui savent que toute situation est porteuse de son contraire. Un milieu de terrain de géants, qui a d’abord compté sur lui-même, sur sa détermination et sa volonté partagées de transformer une défaite proclamée en triomphe romain.

Ce milieu de terrain a-t-il eu besoin de Laurent Blanc pour s’imposer ainsi ? Là réside l’inconnue de ce match particulier entre le PSG et le Barça. Car, par delà le résultat, ce résultat emporte avec lui une part de mystère. Matuidi, Verratti, Thiago Motta et leurs coéquipiers, tous irréprochables, ont-ils remporté la victoire grâce à Laurent Blanc, ou en dépit de Laurent Blanc ? Quelle est la part qui revient à l’entraineur dans cette affaire bien menée ? Question de rabat-joie, on l’admet. Question nécessaire, en vérité. Question incontournable, car un match de poule en septembre ne fait pas le printemps européen en octobre. Question qui ne peut pas ne pas être posée, car une victoire ne fait pas une saison. On ne veut préjuger ici de rien. Ni accabler. Ni acclamer. Juste s’interroger. Sursaut ou sursis pour Laurent Blanc ? « Interroger, c’est enseigner »Xénophon.


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