Comment Laurent Blanc a battu Mourinho! - PSG - Pariskop

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Malgré le score à l’avantage des blues, les parisiens ont complètement éteint Chelsea pendant 90 minutes, le tout grâce à une tactique parfaitement en place.

On annonçait une déroute, une débacle, une fessée déculottée. Pourtant l’équipe qui a laissé la meilleure impression sur la pelouse du Parc mardi dernier, c’est bien le PSG. Et si il est légitime de s’interroger parfois sur le coaching de Laurent Blanc, il faut également reconnaître lorsqu’il fait gagner l’équipe. Et si mardi Paris n’a pas gagné sur le plan comptable, il s’est clairement imposé sur le plan tactique face à celui qu’on considère comme l’expert en la matière…

Pour vous, Pariskop revient sur les points clés de la tactique du Président lors de cette rencontre.

  • Un composition bien préparée.

Le premier point de cette analyse porte sur la composition de départ. Le 4-3-3 habituel, pourrait on dire. Sauf que dans la tactique habitudelle, Cavani et Lavezzi (ou Lucas le cas écheant) se comportent comme des ailiers, à savoir appeler la balle sur les côtés, effectuer une repli défensif consistant, et repiquer dans l’axe en portant le ballon. De plus, Zlatan, placé en pointe, dispose de toute la liberté de mouvement qu’il souhaite.

Or cette fois-ci, on a rapidement vu que le 4-3-3 se muait en 4-3-1-2, avec Ibrahimovic en réel numéro 10, et Cavani et Pocho en pointe. Ce qui a eu pour conséquence une réelle solidité tactique, puisque Zlatan servait vraiment de pivot (comme le montre le nombre de ballons qu’il a touché de la tête), en restant dans une position axiale, et sans décrocher à outrance comme il peut le faire en ligue 1 (où on le retrouve parfois à côté de Maxwell). Ses partenaires savaient toujours où le chercher. Et concernant les deux buteurs, en plus d’être deux joueurs avec une réelle entente depuis le Napoli, ils avaient pour rôle de semer le trouble dans la défense par des appels incessant, et ces deux joueurs ont un profil parfait pour cela. En plus d’être delestés du travail défensif, ce qui a permis une lucidité bien meilleure devant le but, comme le prouve l’intelligence de Cavani de décroiser sa tête, ce que très peu de joueurs font lorsqu’ils coupent ainsi au 1er poteau.

Enfin si la présence de David Luiz au milieu tenait plus de la nécessité que d’un réel coup de poker, il n’empêche que les consignes qui lui ont été donné étaient parfaitement avisées. En effet, dans le milieu habituel (qu’on considèrera ici comme Motta Verratti Pastore, milieu le plus reconduit cette saison), il se trouve un équilibre dans les tâches défensives offensives. Thiago Motta, c’est 70% défensif 30% offensif, Verratti 50/50, et Pastore 30/70. Or, en l’absence de Motta (et Cabaye), Laurent Blanc a tout simplement décidé de placer David Luiz avec un rôle défensif à 80 voire 90%. Ainsi on a très peu vu l’ancien blue se projeter vers l’avant. Et tout le génie de cette consigne tient dans le fait qu’avec Luiz en défensif pur, Matuidi dans la relation attaque défense, les rennes de l’organisation au milieu ont été totalement laissées à Verratti. Qui au vu de son match a parfaitement donné raison à son entraîneur.

  • Une connaissance parfaite de la tactique de Mourinho

Ce n’est un secret pour personne, José Mourinho a une tactique bien préparée lors des matchs aller retour de Ligue des Champions. Lors du match aller, son équipe recule, fait bloc devant son but pour placer des contres assassins à l’aide de flèches sur les côtés. Et au retour, c’est le défèrlement offensif, aidé par la pression du public.

Et là où Laurent Blanc a parfaitement joué le coup, c’est qu’il a su adapter sa tactique à la situation. Lorsque les deux équipes étaient à 0-0, le PSG a complètement laissé la balle au visiteurs, avec pour consigne pour les attaquants de couper les lignes de passes, et pour les milieux de n’effectuer un pressing qu’une fois la ligne médiane dépassée. Chelsea, habitué à jouer en contre (et également à voir un PSG jouer la possession), ne savait simplement pas quoi faire du ballon. Et si on ajoute à cela un pressing agressif sur Hazard et Diego Costa, ainsi qu’une projection très rapide vers l’avant à la récupération, tout était réuni pour destabiliser les blues. Ce qui a fonctionné.

 

En conclusion, la mise en place tactique de l’entraîneur parisien a fait mouche mardi soir. Et seule l’imprévisibilité d’une déviation en aile de pigeon de Cahill pouvait trouver la faille, sur le seul tir cadré du match côté Chelsea. Au final, malgré tout, l’avantage est à Chelsea avant le match retour à Stamford Bridge. Mais c’est loin d’être perdu. J’irais même jusqu’à dire que ce score de 1-1 annonce un match retour bien plus intéressant que l’an dernier, où les parisiens avaient tenté de se reposer sur la victoire acquise au match aller. Là, ils vont être obligé d’attaquer, ce qu’ils font encore de mieux. Une seule chose à dire pour conclure: Bravo Mr Blanc, vous avez été à la hauteur de la situation.

 

 

 


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