Roger-Petit : "Qui se souvient qu'en 2011..." - PSG - Pariskop

Home Actualité Roger-Petit : « Qui se souvient qu’en 2011… »


Bruno Roger-Petit a évoqué sur son blog la victoire du PSG à Bordeaux (2-0) vendredi soir. Si le journaliste ne souhaite pas parler de « match référence » il préfère le qualifier de « match fondateur » au cours duquel le PSG a largement maîtrisé son sujet.

Les détracteurs du PSG vont avoir bien du mal à en dire du mal. La victoire à Bordeaux sacre et révèle tout à la fois la puissance de ce PSG 2013-14. Le PSG a réussi à triompher à vaincre avec gloire sans jamais avoir été mis en péril, ce qui est une grande première historique. Il a donné le sentiment d’être en démonstration, face à l’équipe la plus soporifique du moment, au jeu alangui et quasi-dépressif, à l’image de la mine Roger Gicquel au 20h qu’affiche avec constance l’entraineur des Girondins, Francis Gillot.

On ne veut pas ici employer l’expression de « match référence », qui dans le fond ne signifie pas grand chose. Un match n’est qu’un match, pardon pour le truisme, il ne vaut que pour l’instant où il se joue, tactiquement et techniquement. On préférera donc ici parler de match fondateur, en ce qu’il a montré enfin la réelle puissance de ce PSG 2013/14. On se construit sur des fondations, non sur des références. Comme l’a dit joliment à la fin du match Cédric Carasso, l’élégant, excellent et intelligent gardien de Bordeaux : « J’avais une analyse avant le match sur le PSG, j’en ai une autre après ». Et d’expliquer que le PSG avait tiré les leçons de ses difficultés des précédents matchs en renonçant à son obstination du passage dans l’axe pour, enfin, se servir des ailes et élargir le champ des possibles. C’était un hommage…

Une passe lumineuse d’Ibrahimovic pour Matuidi. Un but astucieux de Lucas (enfin !). L’affaire fut pliée en moins d’une heure, le tout avec une équipe qui avait l’allure d’une équipe B+, sans Cavani, sans Maxwell mais avec les jeunes Ongenda ou Digne alignés d’entrée de jeu. Et quel symbole enfin, pour les dernières minutes de la rencontre, lorsque l’on vit Cavani entrer en jeu à la place d’Ibrahimovic, un remplacement digne de la Premier League, de quoi désespérer les derniers réfractaires à l’entrée de la Ligue 1, grâce au PSG, dans le concert des vrais grands championnats européens.

Qui se souvient qu’en 2011, c’est Luyindula qui aurait remplacé Hoarau, que Sammy Traoré était surnommé « Traorinho » pour avoir réussi deux dribbles dans un match, tandis que Makelele et Giuly fêtaient leurs 37 et 34 ans ?

Laurent Blanc a bien de la chance de pouvoir hériter des fondations posées par Carlo Ancelotti. C’est quasiment une équipe en autogestion, guidée par le grand frère Ibrahimovic, qui a offert hier une démonstration de sa puissance enfin maitrisée. Car, au-delà des sempiternels débats techniques sur l’opportunité d’un 4-4-2 confronté aux mérites du 4-3-2-1, débats nécessaires mais pas suffisants, c’est bien là que réside le grand enseignement de la victoire en mode inéluctable du PSG. A voir le PSG jouer ainsi, en mode force tranquille, on a le sentiment que personne ne pourra l’empêcher de conserver son titre. 11 points sur 15 possibles pour une équipe tant critiquée après ses premiers matchs contre Montpellier ou Ajaccio, ce n’est pas si mal non ?


Articles similaires

  • Zlatan Bucheron Vosgien

    C’est clair , précis, concis, rien a redire ^^

Facebook Auto Publish Powered By : XYZScripts.com